Notre bonheur doit-il impérativement passer par plus de croissance, plus de productivité, plus de pouvoir d’achat, et donc plus de consommation? Pas nécessairement défend Serge Latouche dans son article "Pour une société de décroissance". La société de croissance telle que nous la connaissons n'est pas soutenable. "Fondée sur l’accumulation des richesses, elle est destructrice de la nature et génératrice d’inégalités sociales. « Durable » ou « soutenable », elle demeure dévoreuse du bien-être. C’est donc à la décroissance qu’il faut travailler : à une société fondée sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur la coopération plutôt que la compétition, à une humanité libérée de l’économisme se donnant la justice sociale comme objectif."
Entendons nous bien, la décroissance ne signifie pas nécessairement une régression de bien-être. Il s'agit avant tout de réduire voire supprimer notre empreinte écologique. Puis, de chercher à relocaliser notre économie. Et enfin, d'arrêter la course à la production pour la production. Pour concevoir la société de décroissance sereine et y accéder, le programme des 6 "R" vient à notre secours: réévaluer, restructurer, redistribuer, réduire, réutiliser, recycler. Six objectifs pour un cercle vertueux de décroissance. Utopie pourrait-on dire? Certes, mais chacun peut s'entendre à dire que les fondements du système actuel de croissance ne font plus leurs preuves et qu'il faut chercher ailleurs notre bonheur.
Extrait d'un article du Monde Diplomatique - novembre 2003. A consulter ici
Pour concrétiser leur philosophie, le livre est imprimé sur un "papier" fait de résines plastiques et de substances inorganiques qui est imperméable et solide mais intégralement recyclable. A quand la lecture dans son bain, d'un livre pas forcément fait pour bébé!